La culture du cannabis en intérieur présente des avantages et des inconvénients, la culture en extérieur également. Si l’une demande un investissement financier et beaucoup d’attention, l’autre est moins couteuse mais avec des risques pas toujours contrôlables.

Culture en intérieur : les avantages

Culture en intérieur

La culture en intérieur permet de fabriquer artificiellement les conditions parfaite pour que le cannabis puisse pousser de façon optimale. Le matériel destiné à ce type de culture a fait ses preuves et depuis longtemps :

  • Une lampe HPS et un réflecteur pour recréer un ensoleillement idéal,
  • un ventilateur, un extracteur et un intracteur pour que l’air circule et que la chaleur s’échappe afin de maintenir une température à 24°C,
  • des fertilisants pour nourrir les plantes en fonction de leurs besoins semaine après semaine,
  • le choix de substrats (terre, coco, bille d’argile, laine de roche),
  • un contrôle de l’électro-conductivité (avec un EC mètre) pour éviter les sous-fertilisations et les sur-fertilisations,
  • un liquide nutritif au pH ajusté très précisément (6.5 en croissance et 6.2 en floraison) à l’aide de ph - et pH + et d’un pH mètre,
  • et un humidificateur ainsi qu’un déshumidificateur pour offrir aux pieds l’hygrométrie optimale.

Cette manière de cultiver donne la possibilité au cultivateur d’être au petit soin avec ses plantes. Elles sont chouchoutées de la germination à la fin de leur vie avec l’assurance d’une récolte abondante.

La culture en intérieur peut-être pratiquée tout au long de l’année. 4 cultures par an sont réalisables avec un minimum de matériel. Jusqu’à 6 cultures annuelles si le cannabiculteur dispose :

  • D’une chambre de croissance séparée de la chambre de floraison,
  • de plantes mères dans une armoire dédiée,
  • du nécessaire pour fabriquer des clones,
  • et une bonne climatisation pour l’été.

Dans une armoire d’un mètre carré, 2 à 3 kilos d’herbe par an sont facilement réalisables. De quoi s’assurer la consommation régulière d’un produit de très grande qualité.

Culture en intérieur : les inconvénients

La culture en intérieur demande de l’investissement dans du matériel. 400 € est le minimum pour démarrer un jardin d’intérieur. Des kits complets de culture sont disponibles chez Biotops.BIZ comprenant dès les premiers prix :

  • Armoire,
  • Lampe,
  • réflecteur,
  • ventilateur,
  • extracteur,
  • et filtre à charbon.

Les engrais ont aussi un coût. Comptez une soixantaine d’euros pour une culture. Le prix du matériel de contrôle du pH et de l’EC commence à 40 €.

Puis, vient l’investissement en électricité. Il faut prévoir 18 heures de lumière (400 ou 600 W) par jour pendant les 15 jours à 3 semaines de croissance, et 12 heures par jour pendant la floraison.

Que les choses soient claires : cet investissement reste nettement plus rentable que l’argent qui serait dépensé sur le marché illégal pour les mêmes quantités.

Le facteur temps est également à prendre en compte car s’occuper des plantes de cannabis est un vrai travail - heureusement très agréable et passionnant.

Enfin, il est plus que préférable de dédier une pièce pour installer le jardin d’intérieur, à l’abri des regards, et équipée d’une sortie d’air vers l’extérieur pour évacuer humidité et chaleur.

LES + LES -
Contrôle du climat Le coût du matériel
Gestion optimale des nutriments Le coût de l’électricité
Une herbe de qualité Une pièce spéciale pour la culture
Une récolte rapide Du temps
4 à 6 récoltes par an Du travail

 

Culture intérieur

Culture en extérieur : les avantages

Culture en extérieur

La culture en extérieur est une méthode à moindre frais si le cannabis est planté en pleine terre. L’investissement de base se réduit à des graines et des pots pour lancer la germination. Il faut ajouter quelques engrais pour alimenter les plantes lorsqu’elles auront puisé les nutriments contenus dans le substrat avant d’être transplantées.

Le lieu de la culture doit idéalement être exposé au Sud avec une source d’eau aux alentours. Les plantes profiteront d’une lumière naturelle et d’une terre fertile sans besoin d’arrosage. Le lieu doit bénéficier de 6 à 7 heures d’ensoleillement minimum. En terme de rendement, une plante « d’exter » peut produire de 500 g à 1 kilos de têtes.

Dans le cas d’une culture dans de grands pots, de la terre et des engrais sont nécessaires. Ce seront les seuls investissements puisqu’il n’y a pas de consommation électrique.

Un bon conseil pour l’extérieur : lancer quelques graines auto-floraisons et des graines féminisées classiques. Les plantes auto-florissantes sont prêtes en deux mois ce qui assure une récolte rapide et minimise les risques liés à cette méthode de culture. Les variétés féminisées seront prêtes à l’automne.

 


Inconvénients de la culture en extérieur

D’une année à l’autre, les saisons sont plus ou moins différentes : des printemps froids ou doux, des étés variablement chauds avec des épisodes caniculaires ou pas, des automnes classiques ou glacials, la pluie, la sécheresse… bref, la nature. Toutes ces variations climatiques ont un impact sur les plantes, leurs santé et donc sur la finalité de la récolte.

La nature, ce sont aussi des animaux sauvages et des insectes dits « nuisibles » qui apprécient la verdure. Ces facteurs-là représentent des risques qui peuvent anéantir une culture toute entière.

Et puis, il y a les voleurs de pieds. C’est la mode depuis quelques années. A l’apparence de simples promeneurs, une catégorie d’individu s’est spécialisée dans le vol de plante de cannabis ce qui était rarissimes il y a encore 20 ans en arrière.

Moins nouveau : la délation. Les gendarmes trouvent très rarement des pieds par eux-mêmes. L’information leur provient d’un autre type de promeneurs : les anti-cannabis. Les sanctions varient du simple arrachage à l’ouverture d’une enquête qui risque d’aboutir à un flagrant délit et à tous les ennuis judiciaires qui s’en suivent.

Un bon endroit pour cultiver dehors doit être un compromis entre l’accessibilité et la discrétion.

LES + LES -
Une culture économique Risques de destruction (animaux ou humains)
Une méthode simple Les maladies
Une récolte pour l’année Le vol
Pas de gestion climatique La délation

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Substrats